Huit oeuvres à découvrir de Howard Phillips Lovecraft.

Auteur de la littérature horrifique majeure du XXe siècle, Howard Phillips Lovecraft écrit autour de sa mythologie personnelle développant le sujet de l’horreur cosmique. Ces œuvres mettent en avant des créatures insondables de notre univers et pourtant bien présentes dans les événements terrestres. Pour découvrir l’auteur, parmi le riche catalogue de ses récits, voici six œuvres pour apprécier sa narration si particulière. 

L’Appel de Cthulhu (1928) – (Senscritique, Amazon).

L’œuvre mémorable de Lovecraft présente les actes mystérieux d’une secte mystique autour de force qui dépasse l’entendement. Cet ouvrage présente un caractère introductif au mécanisme de l’horreur de Lovecraft en proposant le rythme emblématique des œuvres de l’auteur ainsi que les thématiques développées autour de la crainte de l’inconcevable. Le fait que le récit s’ancre dans la retranscription de recherches menées à différentes périodes rend d’autant plus réelle la menace qui s’immisce dans notre pan de la réalité et dans la vie quotidienne de l’Homme. Ce processus narratif est très souvent employé par l’auteur afin d’ancrer son récit dans le réel.

Lovecraft - Cthulhu

La Maison de la sorcière (1933) – (Senscritique, Amazon).

Face à un titre à première vue plutôt banale, le maître de l’horreur réussit à tendre le lecteur par des situations cryptiques ou l’inconnu gorgé de mystère inquiète. La maison de la sorcière comme d’autres œuvres de l’auteur revient sur les dangers de l’avarice et de la soif de connaissances. Le personnage est finalement puni par sa curiosité comme bon nombre de protagonistes mis en avant par Lovecraft. Belle image d’horreur que la description du serviteur Brown Jenkins et de l’appel obscur du Sabbat. Par ailleurs, les apparitions de Nyarlathotep manquent un peu de panache dans cette nouvelle. Les entités cosmiques sont généralement amenées de manière plus grandiose par Lovecraft. L’œuvre a été fortement critiquée à sa sortie notamment à cause d’une narration fade, néanmoins, il est toujours intéressant de faire son propre avis là-dessus.

Dans l’abîme du temps (1936) – (Senscritique, Amazon).

Une nouvelle plus fantastique autour d’un voyage enrichissant permettant d’en apprendre davantage sur la mythologie des œuvres de l’auteur. Les lecteurs assidus des nouvelles de Lovecraft apprécieront d’autant plus le récit puisqu’il comporte des allusions à plusieurs créatures du folklore lovecraftien. Cet ouvrage traite du sujet de la transfiguration inter-espèce propre à l’auteur. Ceci permet de découvrir la Grand Race de Yith, peuple avide de connaissance à la recherche inconditionnelle de savoir. Pour ce faire, ces créatures prennent possession des corps d’autres espèces pour assimiler leurs découvertes. Leur connaissance en fait l’une des espèces les plus avancées de l’Univers de Lovecraft. Cependant, une menace obscure venant des profondeurs semble les tourmenter. 

Les Montagnes hallucinées (1936) – (Senscritique, Amazon).

Œuvre classique d’un sous-genre des romans d’aventures mettant en scène les explorations glaciales des nouveaux territoires très présents dans le courant du XXe siècle. Les montagnes hallucinées représentent à merveille cette mouvance du siècle dernier entre les espoirs et les craintes que suscitent les territoires arctiques. Lovecraft en fait un lieu chargé de mystère et de dangers tout en conservant une première partie au rythme plus lent pour installer une contemplation d’un paysage peu commun. La passion de Lovecraft pour les architectures sinueuse est fortement mise en avant dans une longue partie du récit. La menace est largement mise de côté dans cette nouvelle pour laisser place au récit d’exploration. Pour autant, la rencontre des protagonistes avec la menace dans les derniers chapitres reste emblématique.

La Chose sur le seuil (1937) – (Senscritique, Amazon).

Une nouvelle de Lovecraft qui ne rentre pas forcément parmi les meilleurs de son catalogue, mais qui réussit magistralement l’exercice de la mise en tension et de l’horreur. Lovecraft dans cette œuvre réussie à tenir en haleine le spectateur en ancrant des images morbides dans son esprit jusqu’à l’arrivée de l’événement horrifique attendu. La thématique du seuil ou du palier est judicieusement menée pour susciter la crainte du spectateur vis-à-vis d’un lieu si familier et dont il est souvent amené à se présenter. Le personnage d’Asenath et le flou autour de sa nature créent une angoisse et une curiosité morbide jusqu’au dénouement qui laisse place à plusieurs interprétations. La thématique de la transfiguration également mise en avant ici ajoute de la suspicion envers les personnages que présente l’auteur. Nous ne pouvons imaginer qui se cache dans les tréfonds de la mémoire.

L’Affaire Charles Dexter Ward (1941) – (Senscritique, Amazon).

Œuvre un peu plus oubliable de Lovecraft avec pour trame principale, l’antagonisme du personnage principal avec son ancêtre sorcier revenu à la vie. Dans cette œuvre, Lovecraft introduit pour la première fois l’entité Yog-Sothoth, créature divinisée des sorcier et sorcière. La thématique de la possession et du remplacement est ici de nouveau présentée par Lovecraft même si le sujet est un peu moins prononcé que dans d’autres de ces œuvres. 

La Couleur tombée du ciel (1954) – (Senscritique, Amazon).

Plus difficile d’accès, la couleur tombée du ciel est une œuvre au goût de défis où Lovecraft essaye de mettre en avant une menace difficile à cerner. La nouvelle a quelques faiblesses, notamment en ce qui concerne la faible originalité de la mise en situation. Cet aspect est vite oublié lorsque le récit se tourne sur les conséquences de cette lumière au fond du puits. La forme de vie que représente cette lumière enrichit le bestiaire de l’horreur de l’auteur avec une créature difficilement discernable grâce au parti-pris de ne pas anthropomorphiser sa forme et son comportement. Ceci en fait une œuvre mémorable, mais peut être un peu plus difficile d’accès de prime abord. 

Le Modèle de Pickman (1927) – H.P Lovecraft (Senscritique, Amazon).

Dans ce récit, H.P Lovecraft met en avant le personnage de l’artiste et la limite ténue entre l’imaginaire et le réel dans la production artistique. Face à l’incommensurable imagination du peintre, les adorateurs des travaux lugubres de Pickman se questionnent sur sa capacité à imaginer autant de scènes d’horreur. Ils sont loin de s’imaginer que l’artiste ne fait que dépicter des réalités bien cachées. 

 

Photo Maxime Macé

Maxime Macé

Simple passionné de thématiques diverses et variées. J’apprécie enrichir mes connaissances dans les disciplines techniques comme l’informatique, les sciences et l’ingénierie, mais aussi dans les domaines merveilleux de la philosophie, l’art et la littérature.

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