Culture DevOps, découvrir les avantages.

Introduction 

La culture DevOps est un point essentiel lorsque l’on souhaite transformer son cycle de production en suivant les principes DevOps. Il s’agit du pilier qui permet de mener à bien les changements structurels au sein d’une entreprise en transition. DevOps demande à chaque collaborateur un effort en allant au-delà de sa zone de confort pour acquérir une vision plus globale. Ceci requiert plus de collaboration bienveillante avec les autres pôles d’une infrastructure. Dans cet article, nous allons présenter les points essentiels pour faciliter l’émergence de la culture DevOps.

Préparer le changement au sein de l’entreprise ? 

La culture DevOps est la clé de voûte permettant à une organisation d’utiliser à son maximum l’intégralité des qualités de son équipe. Sans une culture stable et bien définie, avoir les meilleurs outils et acteurs n’apportera pas ou de manière très succinct les résultats attendus.  Avant d’entamer une action avec l’intégralité des acteurs de la société, plusieurs pré-requis sont nécessaire et doivent être échangés au sein de l’équipe opérationnelle en amont:

Le premier point clé consiste à concevoir et à communiquer une direction, un objectif à atteindre. Cet objectif peut être commercial, de qualité ou de productivité. L’objectif doit être amené suite à un échange réfléchi au sein de l’équipe opérationnelle et si nécessaire validé par la direction puisqu’il va sous-tendre l’intégralité des actions menées sur une longue période. 

Enfin, la dernière étape consiste à définir et à élaborer les KPI (métriques de suivi) qui permettront d’estimer l’avancée des objectifs. Ceux-ci sont essentiels puisqu’ils justifieront les actions menées et faciliteront le remaniement de la stratégie en cours de route.

Préparer l’émergence de la culture DevOps dans l’entreprise.

Après avoir validé la feuille de route ainsi que les moyens nécessaires pour suivre factuellement les avancées de la transition vers une organisation DevOps, il est temps de mettre en place les principes clé nécessaires à la stratégie et la culture DevOps.

1 – La communication ouverte et libre.

La communication honnête est le premier élément à valider pour prétendre à une culture DevOps. Beaucoup de problématique classique dans une structure est lié à un manque de communication ou de transparence vis-à-vis des positions prises. En plus de créer des tensions au sein des membres, le manque de transparence réduit la capacité de travail et la compréhension de la situation. Ce flou va s’accumuler dans chaque maillon de l’organisation allant impacter chaque membre et peut dans les cas extrêmes réduire rapidement l’engagement de vos collaborateurs. 

Le manque de transparence ne doit pas être imputé à un individu en particulier, il s’agit en général d’une mauvaise habitude dans la culture de l’organisation dont plusieurs membres sont au courant, mais dont la correction nécessite le travail de chaque collaborateur et ceux pendant un certain temps avant de devenir la norme. Cette tâche n’est pas évidente, car la non-adhésion à la stratégie de transparence par un unique membre, peu importe sa position peut sur le long terme mettre en péril la culture de la transparence. C’est donc un sujet sérieux dont la prise en charge ne peut débuter qu’après un échange cordial sur la situation actuelle et sur l’élaboration d’une stratégie à suivre et valider rétrospectivement.

Le manque de transparence est également la cause dans l’IT de tension entre l’équipe de direction et l’équipe technique. En effet, dans l’industrie informatique comme dans toutes les industries à forte technicité, il n’est pas possible d’appréhender l’ensemble des problématiques du métier sans être directement technicien. Par conséquent, un manque de communication est la meilleure façon d’accroître les tensions entre les équipes exécutantes et directionnelles. 

À l’inverse, si l’équipe technique ne fait pas d’effort de vulgarisation sur ses problématiques et les solutions qu’elles apportent, la prise de décision n’aura aucun impact positif sur le cycle de production. Pour l’élaboration de la culture DevOps, il est nécessaire de penser le sujet et de s’aligner sur les enjeux ainsi que bien poser les difficultés au premier abord. Ensuite, il faut bien expliquer avec des termes communs les raisons des actions menées. Ainsi, la vision reste nette et accessible pour chacun. Enfin, définir un plan d’action permet de valider la faisabilité, la compréhension de la stratégie ainsi que les responsabilités individuelles.

Solutions pour accroître la communication dans les équipes.

Faire participer l’équipe opérationnelle à l’élaboration des sprints afin de laisser une chance à chacun de partager ses craintes ou ses questions sur les attendus. La mise en place de cette pratique peut paraître difficile notamment, car chaque partie n’aura pas nécessairement les compétences pour vulgariser et échanger sur son expertise de manière qualitative. De plus, la nouveauté va prendre du temps à être acceptée, ce qui dans un premier temps peut donner des réunions difficiles, mais dont la rigueur va petit à petit mettre en place des résultats.

S’occuper des équipes de développements lors des sprints. Cela pour deux raisons majeures, d’une part pour suivre les avancées et détecter les risques en cours. D’une autre pour se tenir à jour et avoir une vision des avancées en interne avant de prendre des engagements et des décisions. De plus, échanger en cours de travaux est la meilleure façon de mettre en évidence un besoin qui dans le temps disparaît avant de réapparaître dans un futur sprint. 

Par ailleurs, il est primordial de faire en sorte que l’équipe de développement collabore en dehors de son champ d’expertise afin de vulgariser les enjeux hors des conditions techniques et témoigner plus efficacement des contraintes et des solutions mises en place. Sans cette transparence, l’interprétation de chaque groupe risque d’alimenter des tensions.

En d’autres termes, le premier élément à mettre en place est une collaboration solide entre les pôles. Pour ce faire, de nombreux outils peuvent être mis en place, à condition que leur utilisation soit engagée par chaque membre et ce de façon régulière. 

2 – valider la direction de la culture DevOps au fur et à mesure.

La culture Devops est orientée vers la continuité et l’application à long terme, c’est dans ce contexte uniquement que les résultats pourront croître. Il faut de la constance dans chaque secteur de l’entreprise suivant le rôle de chacun. Pour ce faire, il est impératif de mettre en avant la culture des retours d’expérience. 

Avant de faire une demande de suivi, il est important de laisser les équipes tenter plusieurs approches pour viser les résultats spécifiés par l’équipe opérationnelle. Les approches peuvent être menées avec le PDCA pour faciliter l’analyse de leur performance. En visant une approche par PDCA, il faut s’attendre à une amélioration non-linéaire par essai erreur. Après quoi, les réunions de contrôle servent à remanier les modèles pour atteindre au plus vite la performance nécessaire pour chaque silo, en vue de l’objectif commun.

L’objectif majeur de ces réunions doit être de proposer un retour constructif en prenant le temps de valider les attendus et comment il est possible de les réaliser. Une bonne contribution lors de ces échanges doit être à la fois positive tout en apportant toujours des idées pour aller plus loin de manière claire et précise. Sans cela, les retours seront impertinents, difficiles à réaliser et un sentiment de non-légitimité peut être ressenti par certains collaborateurs.

Mettre à disposition les outils pour le retour d’expérience.

L’objectif final de la culture DevOps est de trouver un juste-milieu entre imposer des solutions à normaliser et laisser place à l’appréciation de chacun pour faire ces retours. Si aucun outil n’est mis à disposition, l’engagement envers les retours constructif risque d’en pâtir. À l’inverse, si une unique méthode est considérée, certains membres de l’équipe ne joueront pas le jeu. L’idéal étant de proposer plusieurs outils permettant les retours en groupe, individuellement et de façon anonyme pour s’assurer de pouvoir avoir tout type de retour au sein de la structure.

Bien évidemment, il faut aussi s’assurer que tout le monde à accès aux outils et les comprenne dans leur rôle et usage. Mais également, que certains des retours soient suivis de changement pour témoigner de l’intérêt des retours dans la stratégie globale.

L’intérêt des rétrospectives pour comprendre les enjeux de la culture DevOps.

Les rétrospectives sont un moyen efficace de reprendre les actions passées afin d’en extraire les plus et les moins. Afin d’être efficace les rétrospectives doivent suivre une fréquence claire et conserver une rigueur acceptée par les membres. C’est pourquoi il faut communiquer de la sorte et rappeler l’importance du temps alloué à cette tâche pour améliorer les résultats et le bien-être de chaque collaborateur.

Une rétrospective de qualité se remarque par la collaboration de chacun des membres. Pour ce faire, il faut mettre en place des actions permettant de récupérer l’opinion réel de chaque membre (anonymisation, engagement vers le positif…). Il faut également préparer les membres à l’exercice en précisant le rôle de la réunion de rétrospectives à chaque nouvelle session. 

Par ailleurs, débuter les rétrospectives sur les succès afin de montrer la bonne fois des managers et d’éviter de confronter l’équipe sur des échecs. L’objectif est d’avancer ensemble sans schisme entre les acteurs. Ensuite, énumérer les points négatifs ou bloquants en insistant pour avoir le ressenti de chacun et motiver les partenaires à proposer des idées. Enfin, la réunion doit se terminer par une prise d’engagement sur des actions à réaliser. Pour ce faire, l’instigateur de la réunion doit commencer à présenter ses propres engagements pour montrer que les efforts sont partagés. Ensuite, les engagements doivent être rendus publics, pour inciter les actions engagées suite aux retours et constamment relancer sur l’importance de faire des retours à ce sujet.

Dans les cas critiques qui laissent entrevoir plusieurs leviers d’actions à mettre en place, ne pas hésiter à prioriser certains selon des critères factuels (business plan, allocation des coûts…) mais aussi certaines dont le choix revient à l’équipe sous forme de votation. Ainsi, malgré les difficultés, la rétention des collaborateurs peut être réduite en conservant et en prenant en considération les recommandations. 

3 – Transmettre les connaissances.

Après l’analyse des résultats obtenus à l’aide des processus, il faut mettre en place les mécanismes permettant la transmission et le maintien des pratiques bonificatrices dans le temps. Pour ce faire, il faut faire attention au maillage mis en place en proposant une montée de compétence décentralisée et éviter des goulots d’expertise dans certains secteurs sous peine de subir les turnover et les aléas.

L’une des approches les plus efficaces et le créateur de communauté. Cette pratique consiste à créer des événements créatifs aux objectifs fictifs dans lesquels les participants sont amenés à utiliser les processus proposés dans un contexte ludique mais réel avec l’ensemble des équipes. 

Si la société est amenée à employer des aspects techniques, très spécifiques, l’approche peut être couplée avec la création de centres d’excellence : cette méthode permet de créer des silos d’expertise localisés autour des sujets spécifiques. Cependant, ceci nécessite de préparer en amont le transfert de connaissance dans le cas de la sortie des experts. Il faut donc utiliser les centres d’excellence dans les cas réellement nécessaires et avec parcimonie.

Une culture DevOps de l’apprentissage en continu.

Pour valider la continuité de l’apprentissage tout au long de la vie de l’entreprise, il faut mettre en place d’une culture de l’apprentissage en continu pour valider les nouvelles compétences nécessaires. Cette démarche peut avoir un retour positif comme négatif suivant les individus. C’est pourquoi, il est recommandé d’expliciter la démarche à toutes les équipes. Tous les collaborateurs doivent se sentir à l’aise à proposer des retours et aussi à en recevoir. Auquel cas cela pourrait causer des tensions et mettre à mal la collaboration inter-secteur.

Cette section conclut cet article sur l’instauration des principaux piliers de la culture DevOps. Cette liste n’est pas exhaustive, mais témoigne des principales actions à mener pour assurer la transition vers une culture d’entreprise plus DevOps. Dans un prochain article, nous reviendrons sur les différents dangers présents lors d’une transition DevOps et comment les éviter.

Photo Maxime Macé

Maxime Macé

Simple passionné de thématiques diverses et variées. J’apprécie enrichir mes connaissances dans les disciplines techniques comme l’informatique, les sciences et l’ingénierie, mais aussi dans les domaines merveilleux de la philosophie, l’art et la littérature.

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